Salut, bande de rats !

Je poursuis le rendez-vous que j’ai trouvé chez juliet595, et inauguré par Ma Lecturothèque. Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes…

Je vous propose donc un bout de Le monde sans les enfants (et autres histoires), de Philippe Claudel.

Le monde sans les enfants

 

Un beau matin, ou plutôt, un sale matin, oui, oui, un vraiment sale matin, quand les hommes ouvrirent l’œil, ils se rendirent compte qu’il se passait quelque chose de bizarre. Pas de bruits. Pas de rires. Pas de gazouillis. Rient du tout : les enfants avaient disparu ! Quand je dis les enfants, je veux dire tous les enfants, partout dans le monde, dans tous les pays, dans toutes les villes, dans toutes les campagnes. On eut beau chercher, bien fouiller, on ne trouva pas un seul enfant. La seule chose sur laquelle on mit la main, ce fut un morceau de papier un peu froissé où une très petite écriture malhabile, pleine de fautes d’orthographe, avait noté le message suivant : « On se fée tout le tems disputer, on ne nous écoutent jamais, on ne peux pas rigolé quand on veux, on doit se coucher trop taux, on ne peut pas mangé de chocollat au lit, il fôt toujours qu’on se brosse les dants : on en a assez des grands : on s’en vat. On vous lesse ! » Et c’était signé : « Les zenfants. »

 

70e1

 

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23 réflexions sur “Premières lignes : Le monde sans les enfants

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