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Auteur : Jean-Marc Ligny
Éditeur : Folio SF
Parution : 2014

Résumé de l’éditeur : Irlande, 1181. Alors que sévit l’invasion anglo-normande, une sorcière est brûlée vive au sommet d’une falaise. Une sorcière aux yeux de l’Église, mais pour le peuple elle était Forgaill, leur poétesse, la prophétesse…
Irlande, 1981. Un couple de musiciens, Bran et Alyz, s’installe dans un manoir du XIIe siècle. Sous le nom de La Mort Peut Danser, ils donnent des concerts dont le succès va grandissant. Mais quelle puissance surnaturelle anime la voix d’Alyz, cette voix qui ouvre les esprits, qui semble venir d’un autre monde?…

 

Connais-tu Dead Can Dance ? Si c’est le cas, tant mieux ; c’est l’inspiration principale de l’auteur.
Si tu ne connais pas, Dead Can Dance (DCD pour les intimes) est un groupe britannico-australien originaire de Melbourne, composé essentiellement de la contralto Lisa Gerrard et du baryton Brendan Perry. Le groupe a évolué de la cold wave vers des musiques d’inspiration liturgiques et médiévales aux sonorités incantatoires, voire magiques.

Exemple :

Voilà pour la parenthèse musicale.

Donc, je te propose un roman sur le thème de la possession. Deux jeunes femmes, deux destins entrecroisés : Forgaill et Alyz. Forgaill est une prophétesse Irlandaise vivant au 12e siècle,  s’exprimant par le chant, brûlée vive pour sorcellerie par les Normands. Quant à Alyz, c’est une Australienne d’origine irlandaise galérant avec son groupe de musique, qui finit par exploser en vol durant un concert.

Comme ces destins, la musique a deux rôles : elle informe et instruit grâce à Forgaill, et devient source de profits malgré Alyz.
Alors que son groupe vient de mourir, Alyz rêve de paysages irlandais, pays de ses racines. Le hasard faisant bien les choses, une vidéo touristique sur l’Irlande passe à la télévision ; la jeune femme prend ça pour un signe et décide de s’y installer avec Brad, son musicien et compagnon. Ils emménagent dans un vieux manoir, qu’ils retapent et reconvertissent en studio d’enregistrement. Car ils n’ont pas abandonné leurs ambitions : quand Alyz chante, elle entre en transe et sa voix change, elle devient pure, envoûtante. Elle chante en gaëlique, une langue qu’elle ne connaît pas. Ces transes la réjouissent autant  par leur potentiel artistique qu’elles lui font peur : dans ces moments, elle voit les ténèbres. Ses crises finissent par inquiéter Brad, qui, constatant ses fugues et ses absences répétées, va la croire folle. Son impression se confirmera lorsqu’elle dira pouvoir communiquer avec les cygnes et les corneilles…

Un bon divertissement litteraro-musical qui n’est pas exempt de critiques, notamment du monde de la musique au travers d’une Ivy prédatrice, parasite, dénuée de sentiments : la productrice-type. La fin que l’auteur lui aura réservée devrait te faire sourire. La presse n’est pas épargnée non plus, illustrée par un journaliste musical peu scrupuleux et peu respectueux de l’intimité des artistes…

Un roman à découvrir si tu aimes les intrigues fortement teintées de paranormal, lorgnant sur la fantasy médiévale.

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